mercredi 6 décembre 2017

D comme Dalaras



La première fois que j'ai vu Giorgos Dalaras c'était sans le connaître. Je me rappelle de l'émotion qu'avait suscitée en moi la retransmission à la télévision suisse  de l'énorme concert  organisé à Athènes en 1974 après la chute des colonels. Il y avait Mikis Théodorakis bien sûr, mais parmi les chanteurs se trouvaient non seulement Maria Farandouri, Xaris Alexiou, mais aussi Giorgos Dalaras.


Et puis j'ai découvert ses disques et j'ai eu la chance de le voir en concert à Nyon en 1985. Tous les Grecs de Suisse et de France voisine s'y étaient donné rendez-vous et l'ambiance était aussi survoltée que lors de celui qu'il a donné, sur deux jours, au Centre olympique à Athènes en 1983. Je vous mets  la vidéo, qui avec plus de 60 chansons, vous donnera une petite idée de l'étendue de son répertoire, et c'était il y a plus de 30 ans !



C'est grâce à lui que j'ai découvert Tzitzanis, Vamvakaris, Tountas, Papaioannou, bref le rebetiko. 

Il a visiblement du plaisir à interpréter ces chansons reprises par le public qui les connaît par coeur et qui en redemande. Il donne toujours l'impression qu'il ne sait pas finir une représentation et je ne l'ai jamais vu quitter la scène sans en offrir quatre ou cinq de plus que les rappels habituels.

A Nauplie, il avait été invité dans le cadre du Festival de Musique et après avoir terminé sa prestation proprement dite, ses musiciens partis, il est resté seul en scène avec un pianiste, par ailleurs organisateur du festival, et il nous a offert, pendant plus d'une heure, des romances de Manos Xatzidakis. 




Je l'ai entendu chanter des chants grégoriens, il excelle aussi dans les smirnaïka, bref il peut tout se permettre et ne s'en prive pas. Il a toujours associé d'autres chanteurs à ses récitals, une manière de reconnaître leur talent et parfois de leur donner un coup de pouce. 

La voix de Dalaras m'accompagne presque quotidiennement depuis bien des années et je ne m'en lasse pas.

2 commentaires:

  1. Tu me l'as fait connaître - et je ne l'écoute jamais sans émotion! Merci pour ces extraits!

    RépondreSupprimer
  2. Comme toi cela fait longtmps que j'aime notre Giorgos.
    La dernière fois que je l'ai vu c'était il y a quelques années au pied de l'Acropole. C'était magique. Sinon qu'Akilléas souffrait ce soir là d'une (petite) crise de colique néphrétique et que j'étais partagée entre l'envie de voir la fin du concert et celle de rentrer vite à la maison pour mon homme!

    RépondreSupprimer