samedi 29 janvier 2011

Les alkyonides

Entre le 15 décembre et le 15 janvier, on connaît, en Grèce, ce qu'on appelle les jours alkyonides, c'est-à-dire, une quinzaine de jours où il fait particulièrement doux et pendant lesquels le soleil brille.

Ce nom, qui désigne le martin-pêcheur, remonte à l'Antiquité. La mythologie raconte que Zeus aurait transformé Alkyoni, la fille d'Éole, dieu des vents, en martin-pêcheur, après que celle-ci se soit suicidée pour avoir perdu son bien aimé.

Alkyoni est également le nom d'une étoile de la Pléiade qui brille au zénith tous les soirs de cette période.

Les anciens pensaient aussi que Zeus, lui-même, avait réchauffé ces journées de janvier, de manière à ce que les oeufs, que le martin-pêcheur dépose dans les anfractuosités des rochers, puissent incuber.


Ce matin, au marché, les alkyionides n'étaient plus qu'un souvenir et les maraîchers avaient allumé un bon feu pour se réchauffer. 


mercredi 26 janvier 2011

A louer - Ενοικιάζεται

Les effets de la crise économique se font de plus en plus sentir. La consommation est en baisse dans tout le pays et un grand nombre de magasins ferment. Les locaux des magasins sont à louer, mais, alors qu'auparavant, ils retrouvaient facilement preneurs, il semble qu'ils restent de plus en plus longtemps inoccupés : loyers excessifs, crédits pour l'installation inaccessibles 



J'ai fait un tour en ville de Nauplie et voilà ma récolte de photos, rien que dans la vieille ville, là où, d'habitude, les emplacement s'arrachent.




vendredi 21 janvier 2011

Marque d'amitié


Quel plaisir de recevoir de la part de Gine et des Idées heureuses cette marque d'amitié. Elle tombe bien, alors que je suis en panne d'inspiration, occupée surtout à me moucher, à tousser et à boire du thé généreusement arrosé de tsipouro !

Je décerne à mon tour ce prix à :

(j'ai vu que Norma C et Dame Kali l'ont déjà reçu...!)

et à tous les autres bloggeurs/bloggeuses dont je lis toujours avec plaisir les billets


vendredi 14 janvier 2011

Voyager en chambre

Ces derniers jours, je ne suis pas beaucoup sortie, mais j'ai fait un magnifique voyage. Voyage dans les souvenirs, les émotions, dans l'oubli même parfois. J'ai pris le plaisir de créer ma bibliothèque virtuelle sur Babelio
 
Je passe d'un auteur à l'autre, ce qui me conduit du Liban, où j'étais présente au tout début de la guerre en 1975, à l'Albanie de Kadaré et du régime d'Enver Hoxha, ce qui ne peut que me remémorer les interminables disputes entre trotskystes et Mao spontex. Et puis voilà Miller et ses "Jours tranquilles à Clichy" que je lisais en cachette, et Gilbert Cesbron qui lui, au contraire, était hautement recommandé aux jeunes filles sages !

 Et puis Cuneo, la prof de Français qui m'a fait découvrir Simone de Beauvoir, Sartre, Camus, Queneau, Vian, le cinéma, le surréalisme....(Pauvre Breton, j'ai relu "Nadja" et j'ai trouvé cela verbeux). Quelques livres rescapés de mes études. Dire qu'en soixante-huitarde convaincue, je lisais Marx et Lénine à la plage !

Toute une série d'auteurs maghrébins dont une bonne partie des romans se confondent dans mon esprit en un seul récit racontant la simplicité, la pauvreté, la sagesse des anciens, l'exode rural, parfois même l'exil. Même remarque pour certains auteurs grecs....

 Et puis tout un tas d'auteurs américains, découverts plus tardivement, au gré des discussions avec mes soeurs, des cadeaux reçus, des emprunts. 

 Des auteurs contemporains, à la mode ou pas, des romans historiques, des auteurs de prédilection : Bauchau, Kazantzakis, Duras, Genet, Yourcenar, Durrel, Bouvier, et j'en oublie.

 Un grand nombre de livres dont malheureusement le titre  ne me rappelle  plus rien... aucun souvenir personnel, aucune émotion. Des livres que je regarde avec un peu de culpabilité, ne sachant s'il vaut mieux les oublier définitivement ou au contraire, les relire...

 Mais au milieu de tout ça, un trésor. J'ai retrouvé le premier vrai livre que j'ai lu toute seule, comme une grande à l'âge de 5 ans. Cela ne m'étonne pas qu'il m'ait suivi jusqu'ici, je lui dois beaucoup, c'est lui qui m'a fait saisir le plaisir de la découverte du monde extérieur par le simple fait de savoir lire.

lundi 10 janvier 2011

De retour à Nauplie

De retour chez moi, je retrouve ma chatte, qui s'est bien ennuyée pendant mon absence.


 Mais elle me paraît bien grande et sage par rapport au chaton de ma petite fille !